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Beauté du sacré ou sacralisation de la beauté ?

Beauté du sacré ou sacralisation de la beauté ?

Ce seminaire en ligne propose de réfléchir ensemble dans un premier temps à la manière dont l’art, d’abord tourné vers Dieu, s’est affranchi progressivement de sa référence au sacré soit au risque de se perdre en ne parlant que de lui-même soit au bénéfice d’une liberté d’expression qui a permis d’ouvrir à l’esthétique de nouveaux domaines d’investigation. S’interroger ensuite sur le fait que la religion n’a pas été sourde à cette évolution et a su maintenir vif le souci du sacré dans les nouvelles esthétiques tout en se heurtant aux œuvres souvent provocatrices de l’art contemporain.

Crédits ECTS: 6
Professeur : Nicolas Tenaillon

 

Du 3 avril au 14 mai 2017.

Étape 1 : Beauté du sacré

- Textes sur l’esthétique médiévale de Umberto Eco, Panofsky
- Représentations de tableaux susceptibles d’illustrer la beauté du sacré (vision des prophètes, annonciations, Christ en gloire)

Etape 2 : Le déclassement du sacré dans la quête esthétique

- Textes analysant l’évolution de la perte de la mission religieuse de l’art : Hegel, Tolstoï, Benjamin
- Représentations de tableaux illustrant cette désacralisation par détournement des thèmes religieux de manière implicite (ex : Dürer) ou explicite (ex : Dali)

Étape 3 : Les nouvelles approches de l’esthétique et l’adaptation du sacré

- Textes sur le rejet du beau dans l’esthétique des avant-gardes : le goût pour le curieux, le laid …
- L’adaptation du sacré aux problèmes contemporains et aux nouvelles esthétiques : videart de Bill Viola, « Piss Christ » de Serrano, sculpture du canadien Timothy Schmalz : « le Christ SDF » dont le pape François a fait mettre un exemplaire dans les jardins du Vatican.