DOMUNI UNIVERSITAS

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Table des matières : "Husserl : Accéder aux choses elles-mêmes "

PLAN PROVISOIRE

Introduction

Le contexte historique
- le point de départ : la critique de la métaphysique et le psychologisme
- le premier Husserl, les mathématiques et la tentation du scepticisme
- α) la philosophie est-elle le symptôme d’une crise ?
Le projet phénoménologique husserlien
- la critique du relativisme dans les RL
β) Jusqu’où peut-on être relativiste ?
- la critique de l’empirisme dans les RL
γ) Jusqu’où peut-on être empiriste ?
- le projet logique des RL
- l’idée positive de la phénoménologie.
δ) Est-il possible d’être neutre ?
- Paradoxes principaux et problématiques annuelles
1) Difficultés du projet husserlien
- Problème : aller aux « choses elles-mêmes » mais mettre passer par une nouvelle psychologie. En l’occurrence, viser le transcendantal tout en passant toujours par sa propre conscience. Même si ce n’est encore qu’un projet, on sent que cela peut paraître contradictoire et que le psychologisme laisse sa marque.
(I) L’opposition du subjectif et de l’objectif est-elle dépassable ?
(I’) N’est-ce pas l’opposition du sujet et de l’objet qui pose d’abord problème ?
2) les « choses elles-mêmes », c’est le concret, mais le texte husserlien et les objets qu’il prend en compte sont souvent abstraits
(II) Qu’est-ce que le concret ?
3) Le projet initial et normalement univoque a donné lieu à une grande diversité de phénoménologies
(III) La ou les phénoménologies ?
(III’) La philosophie réclame-t-elle une méthode unique ? ou n’est-ce qu’une « idée directrice » féconde dans son échec même ?
- Méthode de ce cours
- le dialogue
- un choix parmi les auteurs


I. Les fondements du savoir selon Husserl

Problématiques spécifiques
(A) Qu’est-ce que connaître?
(A’) qu’est-ce que la conscience ?
(B) A quelle conception du sujet aboutit-on alors ?

1.1. A la recherche de la « donation originaire »

1.1.1. l’inspiration grecque
α) qu’est-ce qu’être européen ?
1.1.2. le primat de l’intuition
β) la connaissance peut-elle se passer d’intuition ?
γ) quelle intention vient rencontrer une intuition pour permettre un accès aux choses mêmes ?
δ) comment créer les conditions de la l’intuition donatrice ?
1.1.3. la visée eidétique

1.2. L’intentionnalité

1.2.1. le moi
1.2.2.1. Le réalisme
1.2.2.2. L’idéalisme
1.2.2.3. La solution hégélienne
1.2.3. la conscience comme « relation »
- il y a donc derrière tout cela une ontologie qui s’ouvre :
1.2.4. une autre présentation de l’intentionnalité

1.3. La psychologie descriptive

1.3.1. variation eidétique et lois logiques
1.3.1.1. Evidence et vérité
ε) En quoi le concept d’intentionnalité permet-il de réviser la définition de la vérité ?
1.3.1.2. évidence, vérité et réalité
1.3.2. Les modalités intentionnelles
1.3.2.1. La perception (du cube)
ζ) peut-on élaborer une philosophie théorique sans philosophie pratique ?
1.3.2.2. la conscience de soi
η) qu’est-ce que réécrire ?
1.3.2.3. L’imagination
θ) qu’est-ce qu’une image ?
1.3.2.4. L’intuition catégoriale
ι) A quoi revoie la copule de la prédication ?
1.3.3. Corps propre et corps objectif
κ) qu’est-ce qu’avoir un corps ?
- la réponse classique :
- la réponse de Husserl passe par la distinction de 2 points de vue qui rassemblent l’opposition précédente
- Le CORPS (= corps objectif)
1.3.4. La chair et le sens
λ) un sens peut-il n’être que pensé ? Jusqu’où peut-on penser sans le corps ?
1.3.4.1. la notion de sens
1.3.4.2. son incarnation
1.3.4.2.1. La voix et l’écriture.
1.3.4.2.2. L’expression de la chair.
1.3.4.3. problèmes

1.4. La réduction

1.4.1. Sens de l’ « époché »
: le monde existe
1.4.2. La tentation de l’idéalisme ?

1.5. Limite du modèle intentionnel ? Génèse passive et Lebenswelt

μ) A quel degré la conscience maîtrise-t-elle ce qu’elle pense ?
1.5.1. La synthèse « esthétique »
1.5.2. « La terre ne se meut pas »
ν) La science, fruit de la conscience, est-elle dévalorisée par cette passivité fondamentale ?
1.5.3. La synthèse temporelle ou la limite du modèle intentionnel
ξ) le temps est-il pensable ?
1.5.4. L’horizon intentionnel ou l’intentionnalité débordée
Bilan et problèmes
- retour sur les problématiques
- évaluation

II. Repenser la morale (Sartre et Lévinas)

Problématiques spécifiques
(A) Comment l’analyse intentionnelle permet-elle de renouveler les fondements de la morale ?
(B) Ne se condamne-t-on pas ainsi à un fondement égologique?
2.1. L’intentionnalité comme liberté
2.1.1. la transcendance de l’ego
α) peut-on construire une morale à partir de concepts purement logiques ?
2.1.2. une première application : la théorie des émotions
2.1.3. une seconde application : la liberté imaginaire
β) l’imagination n’est-elle pas justement l’aveu d’un faux pouvoir dont l’émotion a encore l’illusion ?
γ) quelle est la nature de l’image ?
2.2. L’ontologie existentialiste
2.2.1. En soi et pour soi
δ) est-il possible de définir de manière cohérente une liberté sur le modèle de l’imagination, c'est-à-dire comme création pure ?
ε) comment penser les valeurs dès lors que tout paraît possible ?
2.2.2. Les conduites de mauvaise foi
2.3. La nature d’autrui
2.3.1. Le fondement cartésien du problème
η) autrui est-il un alter ego ?
2.3.2. La solution husserlienne
2.3.3. Critique du modèle analogique
2.3.4. L’analyse du désir et du visage
ι) comment penser phénoménologiquement l’immédiateté de la relation à autrui ?
2.3.4.1. Le regard et la caresse selon Sartre
2.3.4.2. La caresse et le visage selon Lévinas
θ) Mais toutes les immédiatetés sont-elles équivalentes ?
2.4. Sortir du modèle intentionnel avec Lévinas?
κ) à quelle conception du phénomène aboutit-on alors ?
2.4.1. l’insomnie, la nuit et l’il y a
2.4.2. l’ambivalence phénoménale, « l’apparaissant disparaissant » ou le « clignotement »
2.5. Implications morales
2.5.1. la communauté rationnelle
2.5.2. la primauté éthique et la responsabilité
2.5.3. la communauté de justice
Bilan et problèmes
(I) L’opposition du subjectif et de l’objectif est-elle dépassable ? oui, comme dans la partie I, on continue de le vérifier
(II) Qu’est-ce que le concret ?
(III) La ou les phénoménologies ?
(III’) La philosophie réclame-t-elle une méthode unique ? ou n’est-ce qu’une « idée directrice » féconde dans son échec même ?

III. Interpréter la société, ses modèles et ses œuvres (Husserl, Lévinas, Ricoeur, Merleau-Ponty et Gadamer)

- Problématiques spécifiques
(A) En quoi les essences doivent être appréciée dynamiquement ?
(B) A quel modèle de vie collective aboutit-t-on alors?
(C) La société a-t-elle une spécificité que l’appréciation égologique interdit ?
(D) Qu’est-ce qu’interpréter ?
3.1. Husserl et l’histoire transcendantale
3.1.1. De l’égologie au social
α) comment passer de l’ego au social ?
3.1.2. Nécessité de l’histoire
β) pourquoi la phénoménologie ne peut-elle se passer d’une réflexion sur l’histoire ?
3.1.3. La téléologie idéale et incarnée
γ) en quoi l’incarnation permet-elle de penser une histoire (du sens) ?
δ) ne risque-t-on pas le relativisme ?
3.2. L’ « herméneutique »
ε) pourquoi passer à l’herméneutique ? Qu’entend-on par ce terme ?
3.2.1. Nécessité phénoménologique de l’herméneutique (Ricoeur)
ζ) cette méthode est-elle applicable à l’art ?
3.2.2. L’exemple de l’interprétation de l’œuvre de l’art (Gadamer)
3.2.2.1. Poser autrement le problème du rapport de l’art au savoir
η) qu’apprend-on face à l’œuvre d’art ?
Θ) est-il encore possible de définir l’art ?
3.2.2.2. Le jeu, l’imitation et l’histoire de l’art
3.2.2.3. Evaluation
ι) quelles sont les règles de l’interprétation en art ?
3.2.3. L’inachèvement de l’interprétation
3.2.3.1. Le cercle herméneutique
κ) en quoi un connaissance a priori n’arrête-t-elle pas le développement du savoir ?
λ) où situer l’originalité d’une œuvre d’art ?
3.2.3.2. Le style comme réappropriation du sens (Merleau-Ponty)
3.2.3.2.1. La parole et l’art.
3.2.3.2.2. Système, création et liberté
μ) une herméneutique éthique de l’art est-elle possible ?
3.2.3.3. Le style comme oblitération et l’herméneutique de l’exception (Lévinas)
ν) en quoi la littérature est-elle le lieu privilégié de cette herméneutique ?
3.3. Politique phénoménologique
3.3.1. L’irréductible ambiguïté de l’histoire selon Sartre et Merleau-Ponty
ξ) en quoi l’ambiguïté peut-elle fidèlement décrire un phénomène ?
3.3.2. Un modèle politique ?
3.3.2.1. L’influence marxiste et l’exemple de la propriété (Sartre)
ο) une propriété peut-elle être fondée ?
π) pourquoi la démocratie est-elle préférable selon les phénoménologues ?
3.3.2.2. La préférence démocratique (Lévinas et Merleau-Ponty)

Conclusions

(I) L’opposition du subjectif et de l’objectif est-elle dépassable ? oui on l’a vérifié tout au long de l’année
(II) Qu’est-ce que le concret ?
(III) La ou les phénoménologies ?
(III’) La philosophie réclame-t-elle une méthode unique ? ou n’est-ce qu’une « idée directrice » féconde dans son échec même ?