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Syrie L’espoir vainqueur

11 décembre 2019 | resena
Syrie L’espoir vainqueur

Recherche: Sœur Marie-Rose

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Sœur Marie-Rose est religieuse de la Congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, à Homs. Elle est née en 1951 dans le village de Maaloula où l’on parle encore l’araméen employait par Jésus. Elle aurait pu se replier et aller dans un endroit plus au calme loin de la guerre et de ses drames. Pourtant, elle décide de rester auprès des gens qu’elle connaît et qu’elle aime.

Dans ce livre-témoignage, la religieuse décrit ce qu’elle vit tout simplement. « Dans mon travail quotidien, j’accompagne des personnes déplacées qui, à cause de la guerre, ont dû quitter leur maison, mais pas leur patrie. C’est là mon rôle dans cette histoire ». A Homs, elle est restée près de 25 ans puis, en 2012, elle doit partir dans la région de Tartous, en bord de mer. Elle travaille désormais dans la cette région entre Homs et Tartous puis dans la « Vallée des Chrétiens » - Wadi an-Nasara. Elle est en charge tout particulièrement des enfants (environ 300) grâce au soutien de Christian Solidarity International (CSI).

Sœur Marie-Rose nous parle de personnes qu’elle a rencontrées au fil des jours. Ce sont des histoires vraies dans des conditions de vie parfois à la limite du supportable, mais cette femme de foi vit ces moments sous le regard de ce Dieu qu’elle sert un genou à terre et la main sur le cœur. Mayda d’Idlib, par exemple, a assisté à l’exécution de son père et de son mari par des islamistes. Comment se reconstruire après ? Walaa, la Palestinienne pleure son mari, tué dans le camp syrien de Yarmouk près de Damas. Retrouvant les corps de membres de sa famille déchiquetés sous les décombres de son immeuble à Alep, Antranik sombre dans la folie. Chaque histoire porte un prénom, un lieu, un fait, une angoisse…, et aussi de l’espoir.

Le livre publié aux Editions Nouvelle Cité, « Syrie – L’espoir vainqueur », nous présente, sous la plume de cette religieuse toute dévouée à sa mission, des morceaux desoeurmarie-rose vie à reconstruire. Elle s’emploie à redonner de l’espérance. C’est l’amour de Dieu qu’elle infuse jour après jour malgré des moments de vide, de découragement peut-être. Elle pleure, espère mais reste confiante… « L’Eglise du Moyen-Orient reste avant tout une Eglise fondée sur l’espérance. La paix en Syrie n’arrivera pas sous la forme d’une colombe voulant avec une branche d’olivier dans son bec. Car notre oiseau à nous est déjà là : cet oiseau, c’est notre espoir ; un espoir qui est tellement obstiné et résolu que, tant que nous nous y cramponnons, nous savons qu’un avenir meilleur est possible en Syrie. Notre espoir se manifeste comme un oiseau qui chante, assis sur une branche morte

Ce livre est une réalisation commune avec un Arménien d’Alep, Iskandar A. AGOBIAN, qui a contribué à la rédaction de ce livre. Un temps d’amitié, de confiance et de partage pour redonner de l’espérance. Un beau livre revigorant à offrir.

 

Patrice SABATER

Novembre 2019

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