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Initiation à la métaphysique, 1ère partie

Initiation à la métaphysique, 1ère partie

Ce cours constitue une introduction au questionnement métaphysique. En choisissant de suivre la question de l’existence et de la nature de la substance, et ce faisant de la Substance divine, nous avons voulu déployer le sens même d’une question qui va de Parménide à Aristote. En se concentrant ici sur la philosophie antique, nous pouvons déjà comprendre la signification même d’une interrogation qui définit l’ontologie elle-même. On se demandera principalement si elle constitue véritablement une discipline, tant son objet est complexe, au point que certains estiment qu’il faut s’en passer. Telles seront les deux tensions que nous explorerons dans cette première partie.
 

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Professeur : Matthieu Dubost

Introduction

COURS 1

1. Vers une définition consensuelle : la métaphysique est d’abord un projet de questionnement rationnel sur la nature ultime de l’être.
1.1. On ne peut échapper à la métaphysique
1.2. La métaphysique est une science très « grecque »
1.3. La métaphysique est une discipline rationnelle en concurrence et en conflit avec les prétentions doxiques, mythologiques ou sophistiques
1.4. La métaphysique poursuit le travail des sciences sans se confondre avec elles.
1.4.1. La question du commencement
1.4.2. La question de l’élémentaire
1.4.3. La question du visible
1.4.4. La question de l’unicité de l’univers
1.5. La métaphysique se définit enfin par ses résonances existentielles et esthétiques.

COURS 2

1.6. La métaphysique comme interrogation radicalisée
2. La métaphysique est aussi fondamentalement un « champ de bataille » (Kant)
2.1. La métaphysique constitue-t-elle une discipline ? (I)
2.1.1. Le paradoxe historique de sa définition
2.1.2. le paradoxe logique de son objet
2.1.3. le paradoxe de sa méthode
2.1.4. le paradoxe de sa primauté
2.2. Faut-il renoncer à la métaphysique ? (II)
2.2.1. le paradoxe de l’abstraction
2.2.2. le paradoxe de l’épreuve de la raison
2.2.3. le paradoxe de son échec
3. Méthode de ce cours

COURS 3

I. La naissance d’un projet
1. Le Poème de Parménide comme moment inaugural de la « métaphysique » (ou l’être défini comme identité immobile à soi).
1.1. De la cosmogonie à la « physique » ou comment penser l’unité logique du monde avec Héraclite.
1.2. Originalité du moment parménidien
1.2.1. Parménide, « père » de la philosophie et garant de la science

COURS 4

1.3. Constituer la métaphysique ? (« le Parménide de la complexité »)
1.3.1. Un nouveau concept : « l’être en tant qu’être »
1.3.2. Aristote lecteur de Parménide : une multiplicité (causale) mal assumée
1.3.3. Parménide penseur du non-être ?
1.3.4. Une interrogation radicalisée, voire énigmatique.
1. 4. Le rationalisme philosophique, nouvelle méthode pour un nouvel « objet »
1.4.1. La décision du sens
1.4.2. Le raisonnement par l’absurde
1.4.3. Réformer la langue

COURS 5

2. La dialectique d’Aristote comme projet explicité (ou l’être défini comme forme immobile d’une nature en mouvement).
2.1. « L’être se dit en plusieurs sens. »
2.1.1. L’aporie
2.1.2. La solution de l’analogie ?
2.1.3. Implications méthodologiques : la métaphysique comme dialectique (Aubenque)
2.2. Définir la substance.
2.2.1. La substance comme matière ?

COURS 6

2.2.2. La substance comme forme ?
2.2.3. Substances immatérielles et substances composées (synolons)
2.3. Evaluation de la solution aristotélicienne.
Bilan du premier chapitre et transition

COURS 7

II. La métaphysique subordonnée (ou l’être défini par la différence de l’essence et de l’existence).
1. Dieu : de l’« Ineffable » (Damascius) à la « question » première
1.1. Vers une nouvelle définition de la métaphysique.

COURS 8

1.2. Les preuves de l’existence de Dieu ou les « voies » vers Dieu
2. Equivocité de l’être
2.1. L’interprétation de la thèse aristotélicienne de l’équivocité de l’être en analogie mixte
2.2. Essence et existence, ou la redéfinition thomiste de la substance
2.3. Dieu, Être exceptionnel
2.4. L’être est d’abord existence

COURS 9

3. Une métaphysique subordonnée par la raison naturelle elle-même.
3.1. La notion de philosophie chrétienne est ambiguë mais défend la distinction entre théologie et métaphysique.
3.2. La critique idéaliste des voies vers Dieu et la mise en cause du projet métaphysique.
Bilan du deuxième chapitre et transition

COURS 10

III. Destructions et reconstructions de la métaphysique
1. La critique kantienne du projet métaphysique (ou l’être défini comme noumène inaccessible à l’esprit humain)
1.1. La critique logico-historique (Kant)

COURS 11

2. Le « dépassement de la métaphysique » ? (ou l’être comme abstraction pure)
2.1. Le Cercle de Vienne et la critique de la science
2. 2. Il faut analyser le discours jusqu’à le réduire aux faits bruts afin de parvenir à des certitudes (Carnap)
2.3. Le programme de destruction de la métaphysique
2.4. Limites du réductionnisme logique
3. La réaffirmation hegelienne du projet grec de métaphysique par le « dépassement » de l’entendement (ou l’être défini dialectiquement)
3.1. « Le phénomène, c’est le noumène »
3.2. La logique, science du concret, ou système véritable de l’être se déployant (exemple de la Doctrine de l’être).

COURS 12

Bilan du troisième chapitre
Conclusions