DOMUNI UNIVERSITAS

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Que transmettre dans un cours de philosophie morale et politique ?

Rappel du Tome 1.

C’est sans doute une observation que beaucoup de professeurs sont amenés à faire : dès que, dans un cours, sont abordés les thèmes comme le désir, les passions, la liberté, l’amour ou l’amitié, les élèves sont tout de suite beaucoup plus intéressés.

Au début de l’Éthique à Nicomaque, nous entendons bien ici comme l’écho d’une préoccupation pédagogique et comme cela concerne des auditeurs de Politique, nous nous posons à bon droit la question de la finalité de ces lignes : Aristote met en garde contre la difficulté d’un enseignement s’adressant à des jeunes qui sont à l’âge des passions bien peu faites pour leur permettre d’exercer leur intellect théorétique et une responsabilité effective dans la cité. Il faut donc, pour écouter et tirer profit de ces "leçons" un minimum de vie théorétique , de désir de vivre selon la raison droite. On s’aperçoit aussi que dès le début est indiqué on ne peut plus clairement la finalité de l’Éthique : elle est un cours destiné à nourrir la raison pratique des auditeurs pour leur action individuelle et sociale ; ce cours veut la perfectionner, encore faut-il que déjà ceux-ci soient comme prédisposés à vivre selon cette raison.

Tome 2 : Ce cours

L’Éthique s’achève ainsi par la Politique comme un complément nécessaire qui perfectionnera, accomplira, achèvera un bien désiré ; ce cours doit donc permettre d’agir dans la cité, de dépasser la conscience et le désir du seul bien propre ; peut-être même d’ailleurs pourra-t-il faire comprendre que la maîtrise sur les passions ne peut commencer que lorsque le désir du bien est désir d’un bien commun et non seulement d’un bien purement et simplement personnel. Après tout, n’est-ce pas la "logique" même de l’amour ? Si nous aimons, nous désirons le bien de la personne aimée, nous le voulons, nous l’accomplissons, il devient un bien qui nous est commun : bien familial, bien professionnel, bien politique… etc. Un cours d’éthique a pour but la politique parce qu’il n’y a de bien qui ne soit voulu, aimé à plusieurs et pour plusieurs : que ce soit l’expérience de l’amitié ou celle du travail, le bien personnel aimé, voulu, choisi se trouve toujours dans un rapport à un bien commun vécu dans, pour, avec un tissu de communautés familiales, professionnelles, politiques, etc.

Plan du cours

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