DOMUNI UNIVERSITAS

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Le but de cette étude est de définir la nature et le rôle des Signes dans l’Evangile
de Jean. L’usage de la méthode sémiotique permettra de cerner ce que les Signes ont de paradoxal : opérations spectaculaires, ils sont faits pour susciter le croire, et pourtant ils n’emporteront pas la foi des spectateurs envers leur auteur.
Cet échec tient à la nature du Signe. Telle une fusée à deux étages, le Signe donne à voir au premier niveau une action prodigieuse, mais au second niveau il projette un effet de surplus inattendu. Deux exemples : à Cana, là où on attendait du « vin » pour la noce, il sera donné en abondance du « bon vin », lequel sera simplement goûté mais non consommé ; dans le Repas sur la plaine, là où manquait le pain, il sera donné, outre le nécessaire, douze corbeilles en surabondance, objets de longs discours. Si la réalité du Signe est incontestable, sa pleine signification demande à être crue. Enigme, le Signe mettra donc le spectateur à l’épreuve : « Voilà pourquoi, bien que Jésus eût fait tant de miracles devant les Juifs, ils ne croyaient pas en lui » (Jn 12,27).
François Genuyt, op