DOMUNI UNIVERSITAS

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L'exigence d'être soi.

Si l'homme a vocation de transcendance, le chemin qui s'ouvre à lui pour y arriver est double : les hauteurs de l'esprit et la profondeur de champs pulsionnels et corporels. Ambivalence d'une transcendance et itinéraire incertain vers soi.

Une transcendance qui ne s'identifie pas purement et simplement à une extériorité normative mais est d'abord conquête à réaliser : s'ériger soi dans un être soi-même qui n'en reste pas au jeu des forces pulsionnelles de la vie. Bref une intériorité qui conjugue profondeur et hauteur.

L'universel a figure de singularité dans l'effort de celui qui s'en préoccupe. Sa fonction est donc de dépassement, d'élargissement du vivre singulier. C'est à ce prix que la frêle singularité acquiert un statut d'humanité. La question religieuse ne prend signification anthropologique que si elle s'inscrit dans ce processus.

Ce ne peut-être qu'au cœur de l'expérience humaine dans sa grande complexité que le terme Dieu prend signification. Est décisif l'homme en quête, en exigence de fondamentalité.

La démarche religieuse relève par excellence de l'interrogatif. Laisser le champ ouvert, ne pas clôturer. Car l'ultime est l'espace de son investigation.  

Plan détaillé :

I. La béatitude selon St Thomas d'Aquin

A. La béatitude est épanouissement du sujet humain
1. Trois rappels d'ordre anthropologique .
2. la béatitude ultime est communion intellective et caritative avec Dieu Trinité
3. La béatitude parfaite résulte du Don infini que Dieu fait de lui-même
B. Le chrétien jouit dès à présent d'un avant-goût de la béatitude parfaite
1. La vie selon la grâce est expérience actuelle de l'aube de la béatitude
2. Toute la vie humaine du fidèle est affectée par la béatitude espérée
3. l'attirance par l'Esprit Saint vers la félicité ultime incite au libre abandon des biens subalternes
Conclusion. L'accomplissement de la béatitude est avec notre concours achèvement de notre création .

II. L'agir de l'homme

Introduction à la problématique
1. Les composantes de la démarche éthique 
2. Les moments de l'agir éthique
3. L'espace de l'agir éthique
4. Pour une éthique de l'acte
5. Composantes de l'action du chrétien
Propos conclusif

III. Notes sur la grâce

A. De l'étymologie aux données bibliques
1. L'Ancien Testament
2. Le Nouveau Testament
B. L'histoire du problème de la grâce
1. Augustin et le pélagianisme
2. St Thomas
3. La Réforme
C. Interprétation contemporaine

IV. De la complexité de l'humain

A. Propos introductif
1. le bonheur de l'agir
2. Plaisirs narcissiques du bien agir
3. Les plaisirs relationnels du bien agir
B Un processus complexe et essentiel pour le bien agir : La sublimation
1. concept freudien. (134 textes de Freud)
2. Approfondissement critique
Ouverture. Dialogue avec la foi

V. Approches - La Vertu

A. Vertu et philososophie
1. Le mythe vertuiste
2. La vertu créatrice
B. Vertu et théologie
1. La vertu doit jouer un rôle essentiel en morale chrétienne139

2. La classification des vertus cardinales (cardo = gond ; l'agir humain s'articule autour d'elles) est restée classique
C. Ouverture

VI. théologie de la vertu et vertus théologales

A. Le concept théologique de vertu, ou : comment la vertu pénètre-t-elle dans la théologie ?
1. Changement des valeurs dû à la foi chrétienne
2. Appropriation théologique du concept de vertu
3. Changements des concepts d'habitus et de vertu
B. Le concept de vertu comme médiation entre l'éthique et la doctrine de la grâce, ou, comment la théologie parvient-elle à la vertu ?
1. Vertus cardinales et vertus théologales
2. Contre le pélagianisme
3. Achèvement de l'existence chrétienne
C. L'avenir de la vertu ou : l'éthique théologique peut-elle se passer de la doctrine de la vertu ?
1. Constat
2. Critique et contre critique de la doctrine de la vertu
3. L'enseignement de la doctrine de la vertu
4. Trois vertus théologales ?