DOMUNI UNIVERSITAS

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Présentation du cours de Métaphysique

Ce cours constitue une introduction au questionnement métaphysique. Nous avons choisi d’interroger autant la discipline elle-même que certains de ses contenus. Ainsi, en suivant la question de l’existence et de la nature de la substance, et ce faisant de la Substance divine, nous avons voulu déployer le sens même d’une question qui va de Parménide à Carnap. On se demandera principalement si la métaphysique constitue véritablement une discipline, tant son objet est complexe, au point que certains estiment qu’il faut s’en passer. Nous inscrirons ces deux tensions dans une dynamique historique qui constituera alors le lieu d’une question supplémentaire.
Nous aborderons pour cela trois moments principaux de l’histoire de la métaphysique : la naissance de l’ontothéologie durant l’Antiquité, le moment médiéval et enfin le « champ de bataille » qui va de Kant à Carnap. Nous pourrons ainsi suivre la persistance d’interrogations et l’enrichissement progressif de celles-ci.

 Plan de la première partie du cours de Métaphysique


COURS 1 :  Naissance et explicitation du projet métaphysique 

Introduction

1. Vers une définition consensuelle: la métaphysique est d’abord un projet de questionnement rationnel sur la nature ultime de l’être.

1.1. On ne peut échapper à la métaphysique
1.2. La métaphysique est une science très « grecque »
1.3. La métaphysique est une discipline rationnelle en concurrence et en conflit avec les prétentions doxiques, mythologiques ou sophistiques
1.4. La métaphysique poursuit le travail des sciences sans se confondre avec elles.
1.4.1. La question du commencement
1.4.2. La question de l’élémentaire
1.4.3. La question du visible
1.4.4. La question de l’unicité de l’univers
1.5. La métaphysique se définit enfin par ses résonances existentielles et esthétiques.
1.6. La métaphysique comme interrogation radicalisée

2. La métaphysique est aussi fondamentalement un « champ de bataille » (Kant)

2.1. La métaphysique constitue-t-elle une discipline ? (I)
2.1.1. Le paradoxe historique de sa définition
2.1.2. le paradoxe logique de son objet
2.1.3. le paradoxe de sa méthode
2.1.4. le paradoxe de sa primauté
2.2. Faut-il renoncer à la métaphysique ? (II)
2.2.1. le paradoxe de l’abstraction
2.2.2. le paradoxe de l’épreuve de la raison
2.2.3. le paradoxe de son échec
2.3. La métaphysique a-t-elle une histoire ? (III)
2.3.1. Le sens particulier d’une histoire de l’essentiel
Quel sens particulier devrait revêtir une « histoire » de la métaphysique? (III 1)
2.3.2. le paradoxe de sa survivance
Que révèlent la violence, l’acharnement et la récurrence des critiques de la métaphysique ? (III 2)

3. Méthode de ce cours

I. La naissance d’un projet

1. Le Poème de Parménide comme moment inaugural de la « métaphysique » (ou l’être défini comme identité immobile à soi).

1.1. De la cosmogonie à la « physique » ou comment penser l’unité logique du monde avec Héraclite.
1.2. Originalité du moment parménidien
1.2.1. Parménide, « père » de la philosophie et garant de la science
1.3. Constituer la métaphysique ? (« le Parménide de la complexité »)
1.3.1. Un nouveau concept: « l’être en tant qu’être »
1.3.2. Aristote lecteur de Parménide: une multiplicité (causale) mal assumée
1.3.3. Parménide penseur du non-être ?
1.3.4. Une interrogation radicalisée, voire énigmatique.
1.4. Le rationalisme philosophique, nouvelle méthode pour un nouvel « objet »
1.4.1. La décision du sens
1.4.2. Le raisonnement par l’absurde
1.4.3. Réformer la langue

2.1. Une méthode perfectionnée et unique

2.1.1. La maïeutique socratique
2.1.2. La dialectique platonicienne
2.2. La constitution d’ hypothèses ontologiques
2.2.1. De la beauté au désir, de l’existence à l’ontologie
2.2.2. Des mathématiques aux axiomes, des axiomes aux Idées (le « saut » de la République)
2.3. L’épreuve des Idées ou l’autocritique de Platon
2.3.1. L’ontologie du Sophiste et du Parménide
2.3.2. L’épreuve pratique de la dialectique descendante
2.4. Evaluation externe de la théorie des Idées

3. La dialectique d’Aristote comme projet explicité (ou l’être défini comme forme immobile d’une nature en mouvement).

3.1. La métaphysique ne peut être totalement scientifique.
3.1.1. Supériorité du syllogisme démonstratif et typologie des sciences
3.1.2. Impossibilité d’une démonstration systématique
3.1.3. Les principes de la logique et de l’être
3.1.4. L’impossible établissement scientifique des fondements.
3.2. « L’être se dit en plusieurs sens. »
3.2.1. L’aporie
3.2.2. La solution de l’analogie ?
3.2.3. Implications méthodologiques: la métaphysique comme dialectique (Aubenque)
3.2.4. Discussion de la thèse d’Aubenque: la métaphysique n’est pas une dialectique
3.3. Définir la substance.
3.3.1. Introduction au problème de la substance
3.3.2. La substance comme matière ?
3.3.3. La substance comme forme ?
3.3.4. Substances immatérielles et substances composées (synolons)
3.3.5. Réponse à l’aporie de la substance.
3.4. Evaluation logique de la solution aristotélicienne.
3.5. La métaphysique révèle le « divin en nous »
3.6. La métaphysique, cœur du projet de l’Europe (Husserl, lecteur du moment grec de la science et de la métaphysique)
 
Bilan du cours 1 et transition